L'huile rituelle d'amande

Eloigne les charmes et les entraves sentimentales.

 

L’amandier est tout en paradoxe. Sous ses airs angéliques, cet arbre cache un fort tempérament : celui des terres arides du Sud. Intimement associé à la vigne, l’amandier est un enfant naturel de la terre et de la montagne. Ses fleurs précoces, aussi éphémères que fragiles que neige au soleil illuminent le paysage hivernal de tout le Bassin Méditerranéen, dès le mois de janvier. Les rudes coteaux ensoleillés tout pétris de rocaille prennent soudain une angélique blancheur associée à de divines senteurs. Fleuri avant d’être feuillu, l’empressement de cet arbre a quelque chose de délicieusement romantique quand on sait que le moindre coup de gel ou de coup de vent peut le dégarnir. Cette prouesse lui vaut tout un cortège de remarques désobligeantes : « amoureux comme un amandier » ce qui signifie que la personne à des amours de courte durée, « couillon comme un amandier », « fol amandier », « amant fleur d’amande » ce qui signifie prouesse amoureuse ne donnant pas entière satisfaction… Mais notre Ameltier n’a cure de ses insultes car il se sait aussi symbole de pureté de la poésie courtoise des troubadours occitans !

Il est difficile d’imaginer comment, d’une fleur si délicate, peut naître une coque si dure : l’amande est une « sainte-nitouche » ! Ses trompeuses apparences de beauté virginale et mystique, béatifiée par la dragée de nos cérémonies, cache un sacré tempérament…

Depuis la plus haute antiquité, ce fruit a rapport avec le désir sexuel. En effet, le symbolisme est limpide : une fleur si tendre et fragile peut se transformer grâce à une montée de sève en une coque dure, de laquelle on extraira un nectar doux et amer. Et de nombreuses croyances populaires attestent cela : dans les Corbières (département de l’Aude), il est fortement déconseillé aux jeunes filles de dormir sous un amandier, sous peine de tomber enceintes ! En Grèce, un mythe raconte que Zeus endormi sur un nuage moelleux, laissa tomber sa semence sur terre engendrant ainsi une hermaphrodite, Agdistis. Les dieux paniqués, castrèrent cet ambigu.
De ces attributs surgit un amandier. Dans l’Egypte ancienne, il était interdit aux jeunes vierges de ramasser ou de faire la cueillette des amandes car elles pouvaient y perdre leur virginité et tomber enceinte…
Mais, pour être tout à fait honnête, il ne faudrait tout de même pas faire passer l’amandier pour l’arbre de la luxure et des plaisirs amoureux. En effet, de nombreuses autres traditions lui accordent aussi une place tout à fait « convenable » ! Nous avons déjà évoqué plus haut l’utilisation des amandes dans les dragées de baptême et autres cérémonies religieuses. Il ne faut pas non plus faire silence sur la tradition qui consiste à mélanger du lait d’amande avec des œufs pour revigorer ceux qui ont subi les privations du Carême. N’oublions pas non plus le temps du Chavouoth, qui commémore chez les juifs la traversée du désert et le moment où Moïse entendit la voix de Dieu proclamer les Dix Commandements. Lors de cette fête, il est coutume de consommer le Gâteau d’Amandes hachées. Les Premiers Chrétiens et plus particulièrement ceux de Galilée avait eux aussi coutume d’utiliser l’énergie spirituelle de l’amande, dans toutes sortes de plats à vocation cérémonielle sous la forme de sauce accompagnant les légumes. Son utilisation religieuse est même attestée chez les musulmans qui consomment une pâtisserie nommée « Cœur d’Amandes » (Kalb-al-louz) pendant le Ramadhan.
 

Avec chaque flacon d'Huile Rituelle est livré une formule de consécration ainsi qu'une notice détaillant ses différentes utilisations.

 

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