Y A-T-IL
UN DIEU ?

La réponse théologique du ciels

A toi l'internaute qui nous a posé cette question qui résume très bien les interrogations de bons nombres d’entre-vous : « Y a-t-il un Dieu ? » je peux te dire :

Poser la question de cette façon, c’est s’exposer à la réponse de ce sage grec à qui des érudits demandaient des renseignements sur Dieu : il se tut (du verbe taire, bien sur) ! C’est là la seule réponse à cette question posée par ces détectives en herbes : « Y a-t-il vraiment un Dieu ? On aimerait pourtant savoir s’il y en a un, ou s’il n’y en a point ».

 

Peut-être devrait-on répondre ainsi : Non, « il n’y a pas » de Dieu : « Il y a » une chaîne des Pyrénées, « il y a » le soleil, « il y a » les spermatozoïdes ; bref, « il y a » tous les objets dont les noms sont contenus dans un dictionnaire, mais « il n’y a pas » un Dieu.

Je m’explique : pour l’enquêteur, il n’y a pas de Dieu. Dieu n’est pas un objet de connaissance à ajouter aux autres, comme on collerait dans un album un papillon plus rare que les autres : le voilà, le plus beau, le plus précieux de tous ! Dieu n’est pas quelque chose dans l’univers, le plus grand être, le plus grand habitant du Cosmos. Dieu n’est pas dans l’univers, mais l’univers est en Dieu. Dieu n’est pas dans ta connaissance, mais ta connaissance est en Dieu.

 

Si l’on te répondait « Oui, « il y a » un Dieu », tu rentrerais chez toi avec une illusion de plus. Tu penserais : Parmi tout ce qui existe, Dieu est aussi quelque chose. Et c’est justement cela que Dieu n’est pas, s’il est vraiment Dieu.

Je m'explique : Dieu n’est jamais un objet parmi d’autres. On ne peut pas le nommer à côté de quelque chose d’autre. Les planètes, les montagnes, les éléments sont des objets de connaissance. Dieu n’est pas objet de connaissance. S’il y a quelque chose à connaître, c’est Dieu qui en est cause. Sans Lui, rien n’existerait. Sans Lui, tu n’aurais rien à connaître. Tu peux connaître quelque chose seulement parce que Dieu est. Tu ne peux t’informer de Dieu que parce que Dieu est là, debout, derrière ta question.

 

Vois-tu, si tu cherches vraiment Dieu, non pas en curieux, tel le collectionneur de papillons, mais en gémissant, dans la misère de ton coeur, dans cette angoisse qu’il pourrait bien arriver qu’il n’y ait pas de Dieu, et qu’alors; tout serait vain, que la vie ne serait plus qu’un non-sens ; si vraiment tu cherches Dieu comme un homme demande au médecin après un accident : « Dites docteur, ma copine vivra-t-elle, ou va-t-elle mourir ? Alors tu sais déjà que Dieu est. Tu ne pourrais t’informer au sujet de Dieu, si tu ne savais déjà quelque chose de Lui. Tu voudrais que Dieu Soit, car sans cela tout est non-sens.

 

Vois-tu, ton coeur sait ce qui a un sens et ce qui n’en a pas ; il sait que c’est le vrai qui a raison, et non pas le non-sens. Ton coeur a déjà une vague intuition de Dieu. Tu voudrais que Dieu soit, sinon le mal n’est pas mal, et le bien n’est pas bien, mais tout se vaut : Vois, tu sais déjà que Dieu est, puisque tu sais que le bien ne doit pas être en même temps le mal. Tu doutes peut-être de l’existence de Dieu parce qu’il y a tant d’injustice sur la terre, et tu ne vois pas que c’est justement par là que tu crois en Dieu.

Car dire que le bien a raison, et non pas le mal, c’est dire qu’il y a un Dieu. Si ton coeur connaît Dieu, il proteste contre le mal. Si tu t’informes de Dieu, c’est que Dieu est là, debout derrière toi, qui permet que tu t’informes.

 

Il n’y a pas que ton coeur ; le monde extérieur aussi te parle de Lui. Je n’ai jamais encore vu le hasard créer l’ordre, ou produire quelque chose qui ait un sens. L’oeil de l’homme, l’ouvrage d’un insecte, la splendeur d’une prairie au printemps, les chefs d’œuvres de l’art et de la culture, une rencontre amoureuse ou une prière exaucée sont-ils le produit du hasard ?

 

Cette question: Y a-t-il un Dieu ? prouve à vrai dire une maladie spirituelle. Je dirais presque : C’est la question d’un dingue, d’un homme qui ne voit plus la réalité comme elle est, simplement, raisonnablement, clairement. Mais cette folie déferle aujourd’hui sur le monde entier avec le boumerang des fous de Dieu, et tous, nous en subissons les effets.

Cette folie est nouvelle, parmi les hommes. Autrefois, pour autant que l’histoire nous renseigne, les hommes ne demandaient pas : Y a-t-il un Dieu, mais : Dieu, qui est-Il? Les succès de la science et de la technique nous sont si bien montés à la tête que nous en avons perdu le sens. Nous ne permettons d’exister qu’à ce qui est éclairé par notre entendement, le reste est hasard.

Nous pensons être les seuls dans l’univers à faire preuve d’intelligence et d’ingéniosité. Nous ne voyons pas que pour faire quelque chose d’ingénieux nous devons posséder un cerveau, des mains, instruments que nous n’avons pas faits nous-mêmes. Poser la question : Y a-t-il un Dieu ? c’est manquer de sérieux. Mais pour nous au CIELS, voici ce qui est sérieux : le bien n’est pas le mal et le mal n’est pas le bien. On ne peut mettre la justice et l’injustice dans le même sac.

 

Le bien, c’est ce que tu dois ; le mal, ce que tu ne doit pas. Il existe un ordre sacré auquel tu dois te plier, bon gré mal gré. Le sérieux, c’est l’honneur rendu à la voix de la conscience.

S’il n’y a pas de Dieu, alors la conscience n’est plus qu’une vieille accoutumance, sans signification. Si Dieu n’est pas, arrête-toi dans tes efforts vers l’honnêteté. Salaud ou saint, c’est tout un. Stop ! celui qui pense cela, alors qu’il poursuive sa route : le CIELS rien a faire avec lui.

Et pourtant, si Dieu est, pourquoi nous informer de Lui ? Notre coeur ne peut se défaire de Lui ; il le connaît mais mal. Notre conscience nous parle de Dieu, mais si indistinctement ! Notre raison témoigne de Dieu, mais elle ne sait qui Il est.

Tout dans l’univers nous crie : Il y a un Dieu. Rien dans l’univers ne nous le révèle. Qui est Dieu ? Que veut-il faire de nous ? Qu’attend-Il de nous ? Où mène-t-Il la création ?

 

A ces questions nous n’avons pas de réponse. Et parce que ces questions restent sans réponse, nous ne savons pas qui est Dieu. Nous ne le pourrions connaître, que s’Il se révélait.

Il y a un Dieu, nous disent la raison, la conscience, les merveilles de la nature. Qui est Dieu, cela, elles ne nous le disent pas…